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Laboratoire de la finance africaine

Djibouti

Aperçu 2022
Taux de croissance du PIB en volume ( %) : 6.5
PIB (milliards USD) : 3.932
Population (milliers) : 1.016 
Performance économique et perspectives

Djibouti a fait face à une épidémie de COVID-19 moins sévère que certains pays. Après le premier cas signalé, le gouvernement a pris des mesures pour freiner la propagation du COVID-19, notamment un confinement, un couvre-feu, la distanciation sociale et une campagne de tests de masse. Ces mesures ont donné des résultats positifs qui ont conduit à la levée du confinement et à la réouverture du pays. Cependant, le gouvernement a maintenu des mesures de sécurité minimale telles que la distanciation sociale, le port des masques et des tests systématiques aux points d’entrée sur le territoire. De façon générale, son économie a néanmoins souffert de l’effet de la pandémie sur la demande mondiale, ce qui a causé un net ralentissement des activités de réexportation depuis le port de Doraleh, le principal moteur de croissance de Djibouti. La croissance du PIB réel a ralenti jusqu’à 1,4 % en 2020 contre 7,8 % en 2019. L’ensemble des recettes hors dons a diminué en passant de 19,4 % du PIB en 2019 à 17,5 % en 2020, ce qui a entraîné une hausse du déficit budgétaire à 2,3 % du PIB, contre 0,5 % en 2019. La valeur ajoutée du secteur des services, qui génère généralement près de 70 % de la croissance de Djibouti, n’a augmenté que de 2 % en 2020, contre 8,2 % en 2019. La crise de la COVID-19 a également entraîné un fort ralentissement des investissements, qui n’ont augmenté que de 10,3 % du PIB en 2020, alors qu’en 2019, ils s’étaient accrus de 26,3 % du PIB. L’inflation est restée stable à environ 3,5 % du PIB, malgré les mesures prises par la Banque centrale pour encourager la croissance, et notamment un mécanisme de découvert exceptionnel et un assouplissement temporaire des exigences en capital des banques qui ont eu pour effet d’augmenter l’offre de monnaie de 9,39 % entre septembre 2019 et septembre 2020. La baisse des investissements directs étrangers (IDE) et des revenus portuaires a réduit le solde du compte des paiements courants, qui a enregistré un déficit de 9,2 % du PIB en 2020 contre un excédent de 13 % du PIB l’année précédente. (Télécharger Analyse détaillée Source : Rapport Perspectives Economiques en Afrique 2021 ; AfDB)