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Laboratoire de la finance africaine

Maroc

Aperçu 2022
Taux de croissance du PIB en volume ( %) : 1.222
PIB (milliards USD) : 132.645
Population (milliers) : 36.67 
Sociétés Cotées à Casablanca Stock Exchange
Performance économique et perspectives

L’économie marocaine a subi les conséquences désastreuses de la pandémie de COVID-19, connaissant en 2020 sa première récession depuis plus de deux décennies. Le PIB réel a diminué de 5,9 % en 2020, après avoir augmenté de 2,5 % en 2019. En plus des effets néfastes d’un confinement strict de trois mois pour contenir la propagation de la COVID-19, une sécheresse a également pesé sur les revenus du monde rural, ce qui a encore réduit la demande intérieure. La croissance économique dépend des précipitations qui affectent le secteur agricole. Le taux de chômage est passé de 9,2 % fin 2019 à 12,7 % fin septembre 2020. Les perturbations des chaînes de valeur mondiales et le ralentissement soudain de la demande des principaux partenaires commerciaux du Maroc (l’Espagne, la France, l’Italie et l’Allemagne) ont également réduit les exportations marocaines, qui ont chuté de 10,1 % au cours des dix premiers mois de 2020. Sur la même période, la baisse de la production intérieure et de la demande des consommateurs a réduit les importations de 16,6 %. Les envois de fonds des travailleurs à l’étranger ont augmenté de 1,7 % au cours des dix premiers mois de 2020. Néanmoins, le déficit de la balance courante devrait se creuser, passant de 4,1 % en 2019 à 7,6 % en 2020, principalement en raison de la baisse des recettes touristiques. Les arrivées de touristes ont chuté de 78 % sur les neuf premiers mois de l’année. La baisse des recettes touristiques, conjuguée à une demande intérieure modérée, a réduit les recettes fiscales, alors que le gouvernement a engagé des dépenses élevées liées à la pandémie. Le déficit budgétaire a presque doublé, passant de 4,1 % du PIB en 2019 à environ 8 % en 2020. La nécessité de financer le déficit a accru les emprunts, faisant passer la dette publique de 65,8 % du PIB en 2019 à 76,9 % en 2020. La dette publique était déjà élevée avant la pandémie, principalement en raison des emprunts contractés pour financer l’ambitieux programme gouvernemental d’investissement dans les infrastructures au cours de la dernière décennie. L’inflation devrait rester faible. Le 9 mars 2020, les autorités marocaines ont élargi la fourchette de fluctuation du dirham afin d’accroître la capacité de l’économie à absorber les chocs extérieurs et à améliorer sa compétitivité. La Banque centrale, Banque Al-Maghrib, n’est pratiquement pas intervenue sur le marché des changes malgré une baisse de son taux d’intérêt directeur de 25 points de base en mars 2020 et de 50 points de base supplémentaires pour atteindre 1,5% en juin 2020. Au cours de la dernière décennie, le Maroc a amélioré de plus de 50 places sa position dans le classement Doing Business de la Banque mondiale. En 2020, le Maroc se classait ainsi 53e sur 190 pays. (Télécharger Analyse détaillée Source : Rapport Perspectives Economiques en Afrique 2021 ; AfDB)

Marchés financiers

Le secteur bancaire au Maroc représentait, à la fin de l’année 2017, un total actif de 150 Md$.

A la fin de l’année 2017, les montants des crédits distribués aux entreprises représentaient 36 Md$, et plus largement les crédits au secteur privé 71 Md$.

La bourse de Casablanca compte 74 sociétés cotées, représentant, à la fin de l’année 2017, une capitalisation boursière de 68 Md$. Les montants investis par le private equity ont représenté 22 M$.

Pour aller plus loin