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Laboratoire de la finance africaine

Sao Tomé-et-Principe

Aperçu 2022
Taux de croissance du PIB en volume ( %) : 4.1
PIB (milliards USD) : 0.573
Population (milliers) : 0.227 
Performance économique et perspectives

Selon les estimations, l’économie de Sao Tomé-et-Principe s’est contractée de 6,4 % en 2020, après une croissance de 2,2 % en 2018 et de 1,3 % en 2019. La contraction de la production, une première en dix ans, est attribuée à un fort déclin des secteurs du tourisme et des services, gravement affectés par les faibles demandes extérieure et intérieure et par les mesures de confinement visant à lutter contre la propagation de l’épidémie de COVID-19. La faible demande globale a également touché les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, des transports, du bâtiment ainsi que le secteur manufacturier, tandis que les exportations de cacao ont été perturbées par la fermeture généralisée des frontières internationales. La politique monétaire a été accommodante pour soutenir la croissance. Pour encourager les banques à prêter à un secteur privé en difficulté, la banque centrale a réduit les réserves minimales obligatoires pour les faire passer de 21 % en 2019 à 17 % en 2020 pour les comptes libellés en devises étrangères, et de 18 % à 14 % pour les comptes libellés dans la devise nationale. L’inflation annuelle est passée de 7,7 % en 2019 à 9,1 % en 2020 en raison des pénuries de denrées alimentaires et d’autres biens de première nécessité liés à la pandémie. Le déficit budgétaire devrait se creuser pour atteindre 5,0 % du PIB en 2020, contre 2,4 % en 2019, en raison de l’augmentation des dépenses liées à la pandémie de COVID-19 et de la baisse des recettes fiscales. Les emprunts extérieurs financent le déficit. La dette publique a rapidement augmenté, passant de 94,8 % du PIB en 2019 à 104,9 % en 2020. Le déficit de la balance des paiements courants s’est creusé, passant de 16,6 % du PIB en 2019 à 17,5 % en 2020, en raison principalement de la réduction des recettes du tourisme et du cacao. Les réserves officielles ont néanmoins enregistré une amélioration en 2020, passant de trois mois en 2019 à quatre mois de couverture des importations, stimulées par les entrées d’aide budgétaire. Le secteur bancaire est resté stable, mais les prêts non performants ont crû à 28 % en juin 2020, contre 26,7 % un an auparavant, car la faible activité économique causée par la pandémie a exercé une pression sur la capacité des emprunteurs à rembourser leurs prêts. (Télécharger Analyse détaillée Source : Rapport Perspectives Economiques en Afrique 2021; AfDB)