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Laboratoire de la finance africaine

Angola

Aperçu 2022
Taux de croissance du PIB en volume ( %) : -0.665
PIB (milliards USD) : 74.953
Population (milliers) : 32.921 
Performance économique et perspectives

L’économie de l’Angola, qui repose sur les revenus pétroliers, connaît depuis 2016 une récession ayant entraîné une augmentation de sa dette, qui est passée de 57,1 % du PIB en 2015 à 120,3 % en 2020, selon les estimations. Afin de promouvoir la stabilité macroéconomique, les investissements privés et une économie plus diversifiée, le gouvernement a mis en place, au cours de deux dernières années, des réformes majeures, dont une taxe sur la valeur ajoutée, une loi sur la responsabilité fiscale, une libéralisation du système des taux de change et une loi sur les investissements privés et la privatisation. Cependant, la pandémie de la COVID-19 a réduit certains gains découlant de ces mesures. On estime que le PIB réel régressera de 4,5 % en 2020, alors que les estimations pre-COVID19 pour 2020 indiquaient la fin d’une longue récession avec une croissance de 1,2 % du PIB. La réduction des exportations de pétrole, principale source de revenus de l’Angola et qui représente environ 95 % des exportations du pays, a entraîné le creusement du déficit fiscal estimé à 4,5 % du PIB. La baisse des recettes des exportations pétrolières va accroître le déficit du compte courant à 2,1 % du PIB selon les estimations, comparé à 6 % d’excédent en 2019. L’inflation, estimée à 24,6 % en 2020, était tirée par une dévaluation cumulée de 36 % de la devise jusqu’à la mi-décembre. La pandémie a accéléré les efforts de mise en place de KWENDA, le premier programme de transferts sociaux monétaires, qui est destiné à couvrir 1,6 million de familles pauvres. Cependant, la baisse des revenus du pétrole a freiné la capacité du gouvernement à préserver pleinement les moyens de subsistance des effets de la pandémie ; avec comme conséquence une aggravation de la situation sociale et économique. Le taux de chômage a atteint 34,0 % au troisième trimestre 2020, comparativement à 30,0 % un an auparavant, avec un chômage des jeunes grimpant de 54,2 % au troisième trimestre 2019 à 56,4 %. La pandémie devrait exacerber l’incidence officielle de la pauvreté, qui était de 40,6 % en 2019. (Télécharger Analyse détaillée Source : Rapport Perspectives Economiques en Afrique 2021 ; AfDB)

Marchés financiers

Le montant des crédits distribués au secteur privé en 2016 représentait 19 Md$.

Pour aller plus loin