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Laboratoire de la finance africaine

Zambie

Aperçu 2022
Taux de croissance du PIB en volume ( %) : 3.416
PIB (milliards USD) : 23.967
Population (milliers) : 20.043 
Sociétés Cotées à Lusaka Stock Exchange
Performance économique et perspectives

L’économie de la Zambie est entrée en récession en raison de l’impact négatif de la pandémie de COVID-19. On estime la réduction du PIB réel à 4,9 % en 2020, après une croissance de 4,0 % en 2018 et de 1,9 % en 2019. La réduction de l’activité est la conséquence d’une détérioration sans précédent dans tous les principaux secteurs de l’économie. La production manufacturière s’est effondrée avec les perturbations des chaînes d’approvisionnement , tandis que le secteur des services, dont le tourisme, a souffert de l’affaiblissement de la consommation privée et des investissements, conséquences des mesures prises pour contenir l’épidémie de COVID-19. La production minière, qui avait initialement diminué en raison de la baisse de la demande mondiale de cuivre, se redresse en raison des perturbations de la production en Amérique du Sud. Une hausse soutenue des prix des produits de base pourrait entraîner une contraction économique plus faible que prévue. Même avant la pandémie, l’économie faisait déjà face à des difficultés macroéconomiques importantes, comme une inflation élevée, une augmentation des déficits budgétaires, des niveaux de dettes non soutenables, des réserves internationales faibles, et des conditions de liquidité tendues. Les niveaux de prix et le secteur financier ne se sont pas stabilisés malgré les efforts du gouvernement pour déployer un assouplissement monétaire en 2019 et 2020. Au lieu de cela, l’inflation a continué d’augmenter, entraînée principalement par les effets de transmission de la dépréciation du kwacha, et des prix élevés des denrées alimentaires et des transports. En conséquence de l’épidémie de COVID-19, l’inflation a augmenté à 17,4 % en 2020 et devrait rester au-dessus de la fourchette cible de 6 à 8 % en 2021. Le solde extérieur s’est également dégradé en 2020 avec une diminution des réserves de change (en moyenne 1,6 mois de couverture des importations). Cette situation devrait perdurer en 2021 en raison des fluctuations de prix et de production du cuivre, d’une hausse des paiements au titre de la dette publique, et du volume important des importations non pétrolières. La poursuite par le gouvernement d’une politique budgétaire expansionniste à travers les investissements publics et dans un contexte d’affaiblissement des recettes, a entraîné une hausse des déficits budgétaires (8,3 % du PIB en 2019 et 11 % du PIB en 2020). La politique budgétaire expansionniste, principalement financée par emprunt, explique les niveaux atteints par la dette publique et la dette garantie par l’État, à 91,6 % du PIB en 2019, et à 104 % en 2020. Ces niveaux resteront élevés à moyen terme. (Télécharger Analyse détaillée Source : Rapport Perspectives Economiques en Afrique 2021 ; AfDB)

Marchés financiers

En Juin 2017, le secteur bancaire zambien représentait un total actif de 0.53 Md$.

Les montants des crédits distribués aux entreprises et au secteur privé en 2017 sont respectivement de 2.1 Md$ et 2.6 Md$.

La bourse de Lusaka compte 24 sociétés cotées, représentant, à la fin de l’année 2017, une capitalisation boursière de 6.1 Md$.

Les montants investis par le private equity ont représenté 1 M$.